Les sondages lui accordent bien moins de crédit qu'à DSK, Aubry ou Hollande. Peu importe : Ségolène Royal apparaît de plus en plus comme la garante d'une certaine idée du débat socialiste.

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Fin avril, Ségolène Royal inaugurait le premier centre de méthanisation agricole en Poitou-Charentes SIPA

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle semble loin, très loin des autres ténors de la rue de Solférino. Son « principal problème », à savoir François Hollande, selon les mots d'Arnaud Montebourg en 2007, grimpe dans les sondages. Devant lui, Dominique Strauss-Kahn reste le grand favori en vue de la prochaine élection. Derrière, Martine Aubry, hésitante, continue de recevoir le soutien de nombreux militants socialistes.

Loin derrière donc, il y a Ségolène Royal. Absente des médias pendant plusieurs semaines, la présidente de la région Poitou-Charentes est revenue sur le devant de la scène. Parfois de manière inattendue comme dimanche, sur France 5, lorsqu'elle a estimé que l'État n'avait « pas à accepter d'immigration illégale » et qu'il fallait donc « raccompagner » les migrants dans la « réinsertion dans ce pays (la Tunisie, NDLR) ».

Dénote

Certains diront que ces mots ne sont rien d'autre qu'un moyen de ramener sur elle les projecteurs. Reste que Ségolène Royal, comme elle s'y est attachée depuis la dernière campagne présidentielle, demeure une force de proposition. Et une voix à part dans le paysage socialiste, comme l'a illustré sa position vis-a-vis des vraies-fausses rumeurs de candidatures de ses autres camarades.

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