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Les trois collégiennes placées en garde à vue la semaine dernière dans un commissariat parisien, mesure qui a déclenché une vague de protestations, ont bien été menottées, a-t-on appris de source policière.

Elles ne l'ont cependant pas été par les policiers qui ont procédé à leur interpellation mais pendant leur transfert dans un cabinet médical, a-t-on précisé de même source.

"Elles ont été mises dans un fourgon où se trouvaient d'autres personnes. Et toutes ont été menottés comme le veut l'usage pendant le transport du commissariat du XXe arrondissement à un cabinet médical situé dans le XVIIIe", a-t-on ajouté.

Cette version confirme celle des parents des collégiennes, qui se sont indignés des conditions de ces interpellations et de la garde à vue qui a suivi.

L'Inspection générale des services (IGS) a été officiellement chargée de l'enquête administrative sur cette affaire.

Les protestations se sont multipliées après l'annonce de ces gardes à vue, la gauche et les défenseurs des droits de l'homme dénonçant leur recours systématique par les forces de l'ordre, sous la pression de la "politique du chiffre" du gouvernement.

Après le ministre de l'Education Luc Chatel, plaidant pour une limitation de ce pouvoir policier, la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie a confirmé au Sénat sa volonté d'une réforme.

Mais furieux des attaques dont ils estiment être l'objet, les policiers affirment qu'ils ne font qu'appliquer les textes actuels et refusent d'endosser la responsabilité de la hausse impressionnante des gardes à vue.

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http://fr.news.yahoo.com/4/20100211/tts-france-garde-a-vue-ca02f96.html