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Au lendemain de la mise au point du ministre, Valls, Hamon et Aubry ont répliqué en appelant à ne pas faire d'«amalgame» avec les attaques du FN. Le Foll, proche de François Hollande, dénonce, lui, un «malaise» au sein du parti.

Retour de boomerang sur le PS? Au lendemain de l’explication de Frédéric Mitterrand sur le plateau du JT de TF1, sur une polémique qui avait, par ailleurs divisé les socialistes, les quadras du parti répliquent aux «accusations de populisme» lancées contre eux. Martine Aubry défend le porte-parole du PS alors que d’autres jugent que Benoît Hamon a sans doute dégainé trop vite et trop fort.

Avant même l’intervention du ministre de la Culture, les socialistes avaient divergé dans leurs réactions sur le passage de son livre la Mauvaise vie, exhumé par le FN, concernant ses aventures sexuelles en Thaïlande. D’un côté, trois «quadras» qui dénoncent des «écrits choquants» (Benoît Hamon et Manuel Valls), un «ministre consommateur» (Hamon), voire demandent «la révocation» de Frédéric Mitterrand (Arnaud Montebourg).De l’autre, des socialistes préférant la prudence ou, comme Bertrand Delanoë prenant la défense de l’auteur et condamnant une «offensive populiste», ou, Jack Lang qui vient de lui faire part de ses «sentiments d'amitié».

Au lendemain du passage de Frédéric Mitterrand, la question de la position à adopter sur cette polémique reste: sur le fond - la vie intime d’un homme public- et la tactique - l’opportunité de réagir à une charge orchestrée par l’extrême droite.
«Hamon a pu avoir une réaction de sensibilité»

En réaction à la mise au point donnée par le ministre, Manuel Valls et Benoît Hamon usent de la même formule laconique: «dont acte». Ils s’attardent, en revanche, sur la contre-attaque de Mitterrand qui a déploré «un torrent de mensonges et d’amalgames» et le «désir de rancune et de vengeance de certains socialistes», comme de la droite qui avait accusé le PS de se placer sur le terrain du FN.

Outré, Hamon dénonce, sur RTL, un «amalgame entre les mots scabreux de l’extrême droite» et l’indignation de ceux «qui s’étaient exprimés contre l’exploitation sexuelle». «On nous dit que nous sommes populistes parce que nous aurions mis en cause Frédéric Mitterrand, mais moi je suis un républicain», rétorque-t-il. Pas de regrets, donc. Il «assume la totalité de [ses] propos depuis le début jusqu’à la fin», «reste un homme debout», mais précise s’être «exprimé en tant que porte-parole du PS mais pas au nom de tout le Parti socialiste».

Après avoir prudemment botté en touche en affirmant n’avoir pas lu l’ouvrage, Martine Aubry a appelé vendredi à ne «pas faire d’amalgame» entre le porte-parole du PS et le FN. «Comprenons aussi que Benoît Hamon a pu avoir une réaction de sensibilité, comme tous les Français qui liraient ce livre», a défendu la première secrétaire.

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