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Madame Rachida Dati, en manque de confiance quant à sa "position" vis à vis du Président de la République, a cru que faire de l'activisme à tout crin dans ses fonctions lui ramènerait l'affection protectrice de son chef. Et elle a - tout en serrant les dents, ce qui était visible à la raideur de son attitude - accompagné le chef de l'Etat lors d'une visite concernant son secteur. Normal, me direz-vous... Oui, mais pas cinq jours seulement après son accouchement !!
Elle souriait de toutes ses dents ! Elle semblait très fière d'elle !
Elle aurait certainement fait meilleure figure encore si elle avait pu rester auprès de sa petite fille, l'admirer, caresser sa joue, lui dire tous ces mots doux que l'on murmure à un bébé nouvellement né... Et se reposer aussi car un accouchement, même très réussi, fatigue la mère qui doit en outre se remettre des lourds derniers mois de la grossesse.

Pauvre mignonne !!! Elle aurait dû profiter des joies inimitables de sa toute nouvelle maternité. Car, elle n'a rien gagné à s'en priver ! Son chef, insensible à ce dévouement, la virée, sans autre forme de procès, comme un pion devenu gênant en la plaçant sur une liste de candidature aux européennes ! En lui précisant élégamment que c'était incompatible avec la fonction de ministre !

Mais, politique malin, M Sarkozy ne laisse pas perdre l'occasion d'utiliser le courage de sa garde des sceaux à son propre avantage.Vis à vis des Françaises, quelle belle opportunité pour faire apprécier la facilité de reprendre le travail très peu après l'accouchement !!! Quelle belle occasion de ratiboiser un peu davantage les avantages sociaux qu'il trouve de plus en plus pesants pour le budget de l'Etat ! "C'est tout à fait faisable ! Voyez Mme Dati !"

Ce n'est pas encore fait. Il y aura - peut-être, il doit y avoir - des réactions fortes à cette intention. Et faire reculer une fois de plus le gouvernement c'est à dire Nicolas Sarkozy.
Faire peser un poids de plus sur les femmes dont les revenus ne permettent certainement pas de s'offrir tous les services privés que peut s'offrir une ministre est une malhonnêteté. Ou l'expression une fois de plus du mépris dans lequel le chef de l'Etat tient non seulement les couches les plus modestes de la société mais de toutes façons toutes les femmes...

Allons nous laisser passer ce nouvel affront ? Allez les femmes rebiffez-vous devant une telle incompréhension des problèmes que subissent plus de 50% de la population qui vit en France !

Marie-José Gamondès